Ecolodge en Baie de Somme

Lors de notre récent séjour en Baie de Somme, nous avons découvert l‘hébergement parfait pour un week-end en amoureux, le Bruit de l’eau. Pour être honnête, c’est une de nos plus belles adresses d’hébergements insolites testées en France. Avec 4 éco lodges surprenants et différents, c’est la promesse d’un voyage dans le voyage !

Récit d’un séjour zen et ressourçant dans un cadre naturel magnifique. Le spot de rêve pour déconnecter et se retrouver, le tout à 2h30 de Paris !

Le Bruit de l’Eau, une adresse de rêve en Baie de Somme

Le Bruit de l’eau, un petit coin de paradis duquel il suffit de pousser le portail pour se sentir immédiatement en harmonie. C’est le genre d’adresse que nous adorons. Simplicité, avec une touche de raffinement, en pleine nature et avec beaucoup de goût pour une expérience surprenante.

C’est Tibo, photographe voyageur comme nous qui est à l’origine de ce cocon au coeur de la Baie de Somme. Au départ, son atelier et studio, cet havre de paix est devenu ensuite sa maison et s’est agrandi ensuite de chambres d’hôtes insolites.

Dans un cadre naturel simple et reposant, on se sent si bien au Bruit de L’eau. Ici, on se croit ailleurs, on vit une expérience dépaysante tout en restant en France!

Astrolabe

Depuis le petit parking, notre regard est attiré par un curieux dôme géodésique, l’Astrolabe, qui n’est pas sans nous rappeler notre nuit au Canada au Nouveau Brunswick, même si sa configuration était un peu différente. Une bulle de verre idéale pour les rêveurs qui peuvent s’endormir la tête dans les étoiles, un pied dans le futur!

Rivages

Quelques pontons plus loin, nous apercevons Rivages, une cabane flottante paraissant tout droit sorti de notre imaginaire. Une petite maison sur l’eau comme on pourrait en trouver en Europe du Nord, avec le strict minimum pour revenir à l’essentiel: les choses simples. Une invitation à la déconnection. A travers la fenêtre, le spectacle de la nature se joue. Entourés des canards et sous le chant des oiseaux, nous avons apprécié chaque seconde passée dans ce cocon douillet… Se réveiller au petit matin, enveloppés de brume. Prendre le canoë et s’échapper pour une mini balade sur l’eau au lever du soleil, un moment divin.

LE DOJO D’ÉTÉ

A coté, on pénètre dans le Dôjô d’été pour une toute autre expérience à vivre. Une invitation au Japon. Un peu à la manière d’un ryokan (auberge traditionnelle au pays du soleil levant), on découvre une pièce où chaque espace est utilisé et où les détails prennent tout leur sens. Bambou, futon et tatami, paille de riz au sol et papier de riz sur les panneaux pour filtrer la lumière en douceur. Nous nous installons pour boire un thé japonais, comme si nous y étions. Un voyage lointain pourtant tout près !

Organiser ses vacances

1. Trouver les billets d’avion au meilleur prix avec un comparateur de recherche

Pour comparer et trouver les billets d’avion au meilleur tarif, on utilise tout le temps le comparateur Skyscanner.fr, vous connaissez? Ils ont les options « mois le moins cher », la possibilité de faire des recherches multi destination, choisir la tranche horaire souhaité du vol, bref on aime bien chercher sur cette plateforme.

Il existe aussi Liligo, Kayak, après tout dépend de ses affinités avec l’interface.

Récemment on a entendu parler de Algofly, un comparateur qui vous permet de créer une alerte sur un vol particulier afin de suivre l’évolution des prix  du billet d’avion et d’acheter au meilleur moment. A tester, si vous avez déjà utilisé, dites nous ce que vous en avez pensé en commentaire.

2.Retard, surbooking, annulation d’un vol: vous avez le droit à une indemnité !!! 

Votre avion a été retardé de plus de 3h, la compagnie a fait du surbooking et vous n’avez pas pu prendre votre vol, ou alors le vol a été tout simplement annulé. Situation qui peut être très compliquée et on ne sait pas forcément comment s’y prendre! Il faut savoir que les compagnies aériennes ont des devoirs envers leurs passagers et vous avez dans la majorité des cas droit à une indemnité pour la gêne occasionnée.

Mais voilà, la procédure est généralement longue, fastidieuse et donc souvent abandonnée… Si vous n’avez pas le temps de gérer ça, on vous conseille de confier votre dossier à un expert en la matière, comme Indemniflight.com , très simple vous envoyez votre numéro et date de vol via le site web. Un calcul en 3 clics de votre indemnité sera fait. Ensuite patience, un juriste va gérer votre dossier et tenter d’obtenir le maximum pour vous. Pas de frais si cela n’aboutit pas, seulement une commission gardée sur l’indemnité versée par la compagnie aérienne en cas de succès (il faut bien rémunérer les pros qui ont bossé sur votre dossier).  Ca vaut le coup d’essayer non??

3. Trouver une consigne à bagage / faire transférer ses valises 

Vous arrivez trop tôt pour faire le check in dans votre hébergement, ou vous repartez le soir, bien après le check out. Si les hôtels ont souvent des espaces bagagerie, ce n’est pas forcément le cas d’un Airbnb. Du coup se pose la question de vos valises… Cela peut être un vrai fardeau et vous empêcher de visiter une ville avant de repartir ou en arrivant sur place. Heureusement, des solutions existent et s’appellent Nannybag ou encore Eelway . Fini les soucis de bagages! Ils ont pensé à tout (consigne, transfert bagage etc).

4. Trouver et réserver un parking au meilleur prix avant de partir 

Fini le stress de chercher une place et d’arriver en sueur à la porte d’embarquement ou sur le quai de la gare! Maintenant vous pouvez trouver le parking le plus proche de là où vous allez, comparer les offres possibles en ligne et réserver votre stationnement au meilleur tarif, TOUT CA avant de partir de chez vous.

Votre place est garantie à votre arrivée, tout se gère via l’application de Parclick, rien besoin d’imprimer. Pas mal!

5. Opter pour un service voiturier 

On a testé Blue Valet qui a pris en charge notre véhicule à la porte d’embarquement, l’a garé et à notre retour de voyage, avec un simple rdv par texto,  on l’a retrouvé à la porte d’arrivée. Le top du top pour partir serein, la voiture est dans un parking surveillé et sécurisé. On gagne du temps, bref la solution idéale.

Economiser pendant vos voyages

1. LA CARTE REVOLUT: La carte bancaire gratuite sans frais à l’international

Beaucoup d’entre vous nous demande très souvent comment nous nous organisons au cours de nos voyages à l’étranger pour nos paiements en devises étrangères. Où changeons nous l’argent etc.

Déjà nous ne faisons jamais notre change de devises avant de partir via notre banque classique, ni à l’aéroport ou encore dans les bureaux de change. Dans ces 3 cas, vous paierez des frais importants. Dans les bureaux de change, vous paierez une commission qui s’ajoute à un taux déjà nettement défavorable pour vous. A l’aéroport, il faut savoir que les pires taux possibles sont appliqués, auxquels vous ajoutez des frais de traitement… Bref à éviter absolument.

[récit d’une anecdote à ne pas reproduire: aéroport d’Amsterdam en escale, besoin de changer des euros pour des dollars pour partir au Kenya, peu de temps, on file dans un bureau de change et on donne notre visa classique pour l’opération. On veut changer 100€. L’opératrice ne nous prévient pas et exécute notre demande. Dans le meilleur des mondes, 100€=114$US ce jour là avec le taux de change en cours, et bien nous obtiendrons 88$ et paierons 120€…Cherchez l’erreur! Taux de change ultra désavantageux et en plus frais d’environ 15€ pour avoir utiliser une visa classique (que nous n’aurions pas payé si nous avions donné des euros en cash… Bref une mésaventure quand on s’y prend au dernier moment et qu’on est coincé!]

Client BNP/Hello Bank, nous avons pendant longtemps juste retiré une fois arrivés dans le pays dans les distributeurs des banques du réseau partenaire, ce qui nous évite d’avoir des commissions sur chaque retrait. Oui mais cela signifiait toujours chercher le distributeur partenaire (pas toujours évident) et voyager toujours avec pas mal de liquide sur nous pour payer ensuite au restaurant, les activités,etc… car en payant avec nos cartes bancaires BNP nous avions des commissions appliquées sur chaque transaction bancaire à l’étranger. Comme nous n’aimons pas trop avoir de l’argent liquide sur nous, il fallait qu’on trouve une solution. Et puis c’est notre voyage au Costa Rica (en 2016) qui nous a donné le déclic. En pensant bêtement aller dans des banques partenaires (qui avaient le même nom que celles du Mexique) nous n’avons pas vérifié les accords dans ce pays sur le site de BNP et après un mois sur place, des retraits sans compter et paiements occasionnels, la note de frais bancaires fut salée !! On a dit STOP !!

C’est alors qu’une amie nous a parlé de Revolut lors de notre voyage entre potes à Budapest en 2017, une sorte de carte pré-payée qu’elle utilise tout le temps à l’étranger… Depuis, nous l’avons ADOPTEE l! On prend enfin le temps de vous en parler en détail !

Mais comment ça marche ?

  • On commande en ligne la carte Revolut, on a choisi la version Standard gratuite, c’est à dire sans frais /abonnement mensuel à payer, donc en gros aucun risque à la tester. Qu’on l’utilise ou pas, elle nous coûtera pas d’argent !! Il faut juste payer les frais de port pour la livraison qui sont de 6€
  • Une fois la carte Revolut reçu à la maison ( en quelques jours, c’est rapide), on télécharge leur application sur notre smartphone et en quelques pas, on créé un profil qu’on relie à son compte bancaire actuel (dans notre cas BNP basé en France, mais ça peut être n’importe quel compte chèque courant que vous avez). Votre compte bancaire actuel servira à alimenter le crédit sur votre carte Revolut. (On ne vous parle donc pas de fermer votre compte bancaire actuel pour le remplacer par un autre!!).

Tout est intuitif et très simple, on a été séduits direct par l’interface.

  • Avant de partir à l’étranger, on réalise depuis notre smartphone un virement de la somme désirée en quelques secondes. En un éclair, la somme est disponible sur notre carte Revolut, c’est magique !
  • Une fois sur place, taxi, restaurant, course etc, on paie avec notre carte Revolut qui appartient au réseau Visa, du coup, est acceptée quasiment partout dans le monde (valable pour 150 devises mondiales). Nikel.

A chaque paiement, on reçoit une notification sur l’appli du smarphone qui nous donne en temps réel le coût de la transaction en devise locale mais aussi son équivalent en euros. On se rend compte que la carte applique le taux de change en vigueur sans frais / commission de change ou quoi que ce soit. Parfait !

  • Enfin parce qu’il est toujours bon d’avoir un peu de liquide, car en Inde par exemple, on paie beaucoup en cash dans la rue (et pas en carte), on peut grâce à notre carte Revolut retirer jusqu’à 200€ par mois à l’international sans frais ( ok ce n’est pas énorme surtout si on reste plusieurs semaines, c’est le seul hic mais c’est mieux que rien. Et puis si on part à deux qu’on en a une chacun, ça fait déjà 400€). Au delà des 200€ sans frais, 2% seront appliqués à la somme retirée, c’est toujours moins cher qu’une banque classique.

Nb niveau sécurité :

  • Imaginons que vous vous fassiez pirater votre carte Revolut, ou que vous la perdiez, vous pouvez désactiver votre compte sur l’appli en quelques secondes via votre smartphone, la carte sera alors inutilisable.
  • Pour accéder à l’application sur votre smartphone, il y a un code à saisir pour une double protection en cas de vol de votre téléphone
  • Certains l’utilisent aussi pour des paiements sur le net afin d’éviter justement de se faire pirater leur carte bleue principale, malin.

Cette carte a beaucoup d’autres fonctions et avantages, comme des virements gratuits partout à travers le monde dans 25 devises.

A noter qu’ils proposent une carte version Premium qui elle est payante mais propose davantage de services, comme une assurance maladie à l’étranger, le retrait gratuit doublé à l’étranger, etc. Pour notre utilisation, la gratuite de base nous suffit amplement pour le moment.

Il existe aussi d’autres cartes concurrentes comme N26 que nous n’avons jamais testé. Peut-être l’utilisez-vous ? En tout cas, on est très contents de notre Revolut et ne ressentons pas de besoin d’aller voir ailleurs.

2.Téléphoner, envoyer des sms & utiliser sa 4G à l’étranger

A l’heure où nous partageons tous, nos moments de vacances avec les amis, famille et communautés sur les réseaux sociaux, il est vital de pouvoir accéder à internet lors de nos déplacements à l’étranger. Comme dit ci dessus, surfer sur les hotpots gratuits n’est pas safe si l’on utilise pas un VPN, et puis on veut aussi tout simplement pouvoir appeler et communiquer avec nos proches même en étant loin. Du coup, il existe plusieurs solutions.

  • Souscrire à un forfait de type Free/SFR red : cela est particulièrement une bonne idée si vous prévoyez à court terme des voyages dans les pays concernés et inclus dans ces forfaits avec option internationale. Le seul hic, c’est que Free par exemple, ça marche vraiment mieux à l’étranger qu’en France…et que quand même vous passez j’imagine plus de temps en France qu’à l’étranger ? Je parle en connaissance de cause car je l’utilise depuis plus d’un an et je ne vous cache pas les prises de tête pour avoir de la 4G dès qu’on sort des grandes agglomérations françaises…par contre oui en Australie, au Canada par exemple, c’était le top !
  • Acheter une carte Sim locale dans le pays que vous visitez. Si certains ont des systèmes faciles et pas chers, pour d’autres c’est une autre histoire…En Inde, ou au Mexique, on se rappelle bien que ce n’était pas simple ! Souvent on nous demandait une adresse locale pour ouvrir un compte par exemple. Et puis après, il faut comprendre les systèmes de téléphonie de chaque pays, ne pas tomber dans le piège d’un abonnement à l’année mais choisir l’option carte pré-payée, procéder au « top up » (la recharge de crédit) sans se faire arnaquer, ou vous risquez aussi de payer un montant que vous n’aurez peut être pas l’occasion de tout utiliser durant votre séjour…. bref on ne comprend pas toujours tout partout… Bref cette option demande de faire un peu plus d’investigation sur place pour trouver la formule la plus économique et adaptée à ses besoins. On trouve que ça vaut le coup pour un voyage de plusieurs semaines dans le même pays car faire toutes ces démarches pour une semaine bof… Si vous faites un TDM, ça peut être aussi un peu fastidieux de le faire à chaque pays visité et vous changerez toujours de numéro et collectionnerez les cartes sim…
  • Louer un pocket wifi en France avant votre départ à l’étranger:  sûrement la solution la plus simple et qui fonctionne dans énormément de pays à travers le monde. Il vous suffit de passer commande quelques jours avant votre voyage sur le site de My WebSpot , sélectionner la destination visitée et le nombre de jours, payer en ligne et convenir du mode de retrait (par courrier chez soi ou retrait à l’aéroport par exemple). Le gros avantage? Simplicité et pouvoir connecter jusqu’à 5 appareils sur le boitier.
  • Utiliser une carte sim internationale comme la carte SIM Explod (notamment pour tous les pays non inclus dans votre forfait français si vous avez Free ou équivalent). Explod est un opérateur mobile basé en France qui permet le roaming à prix discount. (c’est à dire permettant d’accéder aux appels, sms et internet  à l’étranger) avec des tarifs jusqu’à 90% moins chers (par rapport aux opérateurs classiques français) et cela dans 194 pays.

3. Nos bons plans hébergements pour vos vacances à l’étranger ou non

Louer un appartement ou payer l’hôtel est toujours un poste conséquent du budget vacances.

  • HOME EXCHANGE (EX GUEST TO GUEST) | En 2017, on a testé le système d’échange de maison, qui franchement, est une super alternative, surtout quand il n’a pas à être réciproque !! C’est quand même nettement moins contraignant.

Prenez le temps de regarder car même si vous ne voulez pas prêter dans l’immédiat votre appartement/maison, vous pouvez déjà tester le service en allant chez des gens partout dans le monde grâce à un système de points.

  • BOOKING | Pour ceux qui préfèrent l’hôtel, on vous recommande de comparer et réserver via booking.com qui propose vraiment les tarifs les plus avantageux avec un catalogue d’hôtels très très vaste aux quatre coins du monde. On aime l’option annulation gratuite qui vous permet d’optionner des hôtels et d’annuler sans frais si vos plans changent 🙂

Skier à Avoriaz

Les grandes stations de ski des Alpes nous sont plutôt inconnues. J’ai (Elisa) grandi dans le Haut Jura et même si les montagnes n’y sont pas aussi impressionnantes, il y avait toujours de la neige à domicile pour profiter des joies de l’hiver et du ski sans avoir à se déplacer. Max connait un peu plus mais n’a jamais été un grand accro de sport d’hiver. Si Chamonix nous avait beaucoup plus il y a deux ans pour ses panoramas grandioses, que les Diablerets en Suisse nous avait conquis par le charme de ses chalets d’alpage et son ambiance familiale l’an passé, Avoriaz a dépassé toutes nos attentes et nous a offert un séjour au ski comme on n’aurait même pas osé l’imaginer…

4 jours passés au dessus des nuages, 4 jours remplis de magie.
La magie d’un hiver qui commence à la perfection: de la neige tombée à foison, du soleil qui fait oublier que le mot grisaille existe, des centaines de km de pistes pour nous seuls et la féérie de noël qui approche. Avoriaz, avec ses illuminations, ses rues enneigées et ses calèches nous ont transportés dans son univers enchanteur.
Si l’on peut penser qu’il est difficile de monter tout là haut sur la falaise, c’est d’en redescendre qui fut le plus dur! C’est avec un brin de nostalgie qu’on vous partage ces quelques jours loin de tout, là haut sur la montagne à 1800m.

1. AVORIAZ, UNE STATION DE SKI AVEC UNE HISTOIRE PASSIONNANTE

Avoriaz, on connaissait de nom bien sûr, comme étant un des fleurons des stations de ski françaises, mais on ignorait son origine, alors qu’elle est fascinante.

Avoriaz est née de l’audace et d’un rêve, celui d’un homme du pays (de Morzine en contre-bas).

Pas de n’importe quel homme, mais d’un champion olympique et skieur hors pair, Jean Vuarnet. Après avoir skié dans le monde entier et remporté une médaille d’or dans l’épreuve de descente au JO de Squaw Valley en Californie en 1960, Morzine souhaite le garder au village pour développer la station.

Jean Vuarnet se lance alors le défi de créer une station de ski idéale de toute pièce, tout là haut sur la falaise, là où l’enneigement est exceptionnel et les panoramas sont grandioses.

Il doit convaincre des financiers pour réaliser son pari risqué, c’est une zone hostile et inaccessible en hiver. Le projet séduira heureusement Robert Bremond et son fils Gérard (futur fondateur du Groupe Pierre & Vacances). Ils s’entourent de jeunes architectes ambitieux et avant gardistes, Jacques Labro en tête, pour construire une station à l’architecture novatrice et contemporaine. Ils laissent libre court à leur imagination et veulent créer une véritable “Métropolis des Neiges”. Ils oublient les angles droit et le style traditionnel savoyard, prennent des libertés avec les lignes, et cherchent à s’intégrer au paysage et au contexte de la montagne.

La station ouvre modestement ses portes en 1967 avec un hôtel (l’hôtel des Dromonts cf ci-dessous) et quelques pistes. Au fil des années la station grandit du bas vers le haut avec de nouveaux quartiers et installations. Le résultat est unique.

Son originalité n’a jamais cessé de faire débat. Avoriaz, on adore ou on déteste, mais on ne reste pas indifférent!

Cette année, la station a fêté ses 50 ans et reste toujours moderne et avant gardiste. En 2003, elle a même reçu un label de grande réalisation du Patrimoine du XXème siècle. Jean Vuarnet décédé peu avant la célébration peut être fier d’avoir réalisé son rêve, et au delà.

2. LE PARADIS DES SKIEURS & SNOWBOARDERS, PETITS & GRANDS

Imaginée par le skieur & champion Jean Vuarnet, la station se veut depuis le départ pensée pour les skieurs. Son enneigement est optimum (en moyenne 8 mètres par hiver), et son emplacement est idéal en plein soleil sur un plateau sans frontière, au centre du domaine skiable des Portes du Soleil avec ses 600 km de pistes entre France et Suisse,

On peut skier toute une semaine à Avoriaz sans passer deux fois sur la même piste ! Hallucinant !

Au delà du nombre de pistes, ce qu’on a adoré, c’est le fait de pouvoir vivre ski au pied à Avoriaz. On sort de son hôtel, on chausse les ski et on rejoint les télésièges au cœur de la station. On peut skier en plein centre du village d’Avoriaz car les rues y sont enneigées tout l’hiver et que la station est 100% piétonne. Tout y est facile, sans encombre pour le skieur. Le soir on rentre au chaud en ski. On oublie la voiture, les navettes et tous les tracas que cela sous entend. Cela fait toute la différence, on se sent zen et déconnecté !

Avoriaz fut aussi élue en 2014 meilleur spot du monde par les riders pro du monde entier avec son snowparc écologique: The Stash (classement publié par CNN). Une superbe pistes dans la forêt des Lindarets avec des modules en bois de toutes sortes qui ravissent les amateurs de figures.

À Avoriaz, les enfants sont tout aussi comblés avec la nouveauté de cet hiver, le Lil’ Stash: un snow park pour les petits (et les grands aussi!). Une cabane et ponts suspendus en bois au cœur de la forêt, accessible en ski. Du jamais vu.

3. UNE AMBIANCE FÉÉRIQUE & AUTHENTIQUE

Ce qui nous a tout de suite marqué à Avoriaz, c’est que les voitures en sont bannies. Un parti pris 100% piéton qui a suscité de vif débats à l’époque de sa construction. À l’arrivée, il faut garer son véhicule et l’oublier le temps du séjour.

À Avoriaz, les calèches ont substitué les taxis, Moi qui adore les chevaux, je suis aux anges ❤

On découvre la station, emmitouflée sous un épais manteau blanc. Cet hiver s’annonce grandiose avec plus d’un mètre de neige tombée début décembre. Les rues sont enneigées, et c’est un défilé de calèches, d’enfants en luge et de gens chaudement chaussés qui se promènent dans la station.

Avec les illuminations de noël, Avoriaz scintille et brille dès la nuit tombée. Pas de bruit de moteur, ni de pollution, on peut vraiment faire une coupure avec le stress de la réalité urbaine.

En ayant misé sur l’écologie depuis ses débuts, Avoriaz fut élue Station de ski la plus innovante en matière de développement durable en 2014 (World Snow Awards).

Direction la Corse

1. Les Iles Sanguinaires

Le show commence dès le golfe d’Ajaccio avec les Iles Sanguinaires, elles n’avaient rien de sanguinaire à 9h du matin en tout cas! Pour l’origine du nom, plusieurs versions existent et impossible de choisir! 

La plus “sanglante” tout d’abord, ces iles étaient à l’époque des pensions de fortune pour les pêcheurs de corail surnommés les “i sanguinari” en corse, soit les gens au “sang noir”. Ces marins revenant d’Afrique étaient en effet le plus souvent atteint de la lèpre (une maladie qui donne une couleur noir au sang), ils devaient rester en quarantaine bloquer sur ces iles.

Une plus romantique maintenant, Maupassant a vécu pendant deux ans dans le phare, où il pu se concentrer à l’écriture de nombreux ouvrages. Il décrivait les couchers de soleil comme sanguinaires, tant la lumière pourpre ensanglante les roches au coucher du soleil.

Et une version bucolique pour finir, un nom pouvant faire référence aux frankénies (Frankenia laevis), des petite plantes à fleurs roses dont les feuilles tournent au rouge vif à l’automne. Mais il y a aussi les fleurs roses des nivéoles qui recouvrent Mezzu Maru, la plus grande des iles de l’archipel , au mois de novembre.

2. Le Capo Rosso

On continue l’aventure avec le Capo Rosso, situé sur une côte de granit rose (Il parait d’ailleurs qu’il y a une rando très sympa avec une vue à couper le souffle pour rejoindre la tour génoise située au sommet du Cap, nous l’avons déjà ajoutée à notre Bucket List pour notre prochaine visite, si vous voulez plus d’infos nous avons trouvé un article sur le blog d’ Alexandre: www.toc2photo.com). 

Et saviez-vous qu’il n’y avait que 3 endroits dans le monde où il est possible de trouver ce fameux granit rose?

À Perros Guirrec en Bretagne, en Chine et en Corse! C’est son relatif jeune age qui lui donne sa couleur rosé. Au fil du temps et des siècles, le granit s’oxyde et perd son fer, il devient alors gris/noir. Cet endroit nous rappelle fortement Bruny island en Tasmanie, à part donc pour la couleur.

Au volant du très maniable Gargalo, Cyril nous plonge dans des grottes, longe les falaises hautes de plusieurs centaines de mètres. On se sent bien petit devant une telle majestuosité.

3. La Réserve Naturelle de la Scandola 

Quelques kilomètres plus au nord, nous apercevons de grands panneaux verts “Réserve Naturelle de la Scandola”, ici c’est une zone ultra protégée et ceux qui ont fixé les pancartes sont les derniers à en avoir foulés le sol. La Scandola ne peut se visiter aujourd’hui que par la mer.

Stricte interdiction de faire de la plongée bouteille, de mouiller, de randonner, camper, survoler le site ou même de toucher les roches. Ces mesures radicales, entrées en vigueur après l’inscription du site au patrimoine mondial de l’Unesco en 1983, sont là pour protéger les espèces animales et la flore unique du lieu.

Les aigles qui étaient en voie de disparition, ont peu à peu réinvestit les lieux. Nous ne faisons que passer donc, le temps d’apprendre que ces roches se sont formées il y a 350 millions d’années à l’époque où la Corse s’est détachée du continent.

Bienvenido en Mexico

ITINERAIRE

  • Cancun – Playa del Carmen
  • Tulum
  • Ruines de Tulum

• CANCÚN – PLAYA DEL CARMEN

Si Playa del Carmen était un lieu encore authentique où les Mexicains partaient en vacances il y a une petite quinzaine d’années, aujourd’hui, c’est une station balnéaire très courue des touristes étrangers. Playa c’est le lieu idéal pour ceux qui veulent faire la fête et du shopping. Ça ressemble à la Côte d’Azur en août. Du monde, des hôtels pleins, des rues piétonnes remplies de boutiques, restaurants et bars.

D’ailleurs, vous saviez que Playa del Carmen a connu le plus fort taux de croissance de population au monde en 2008 avec + 200%?! Pas étonnant que la petite ville d’autrefois soit saturée! 

Nous nous y sommes finalement pas trop arrêté car trop touristique à notre goût. On a réussi à se reposer le temps d’une nuit et à profiter au mieux de la ville en testant l’hôtel Grand Hyatt. Une vue imprenable sur la plage, piscine débordante sur la mer, un spa récréant l’intérieur d’un cénote, c’est assez fou! Même si on préfère des hôtels plus intimistes en général, celui là est design, a un look épuré et est très agréable. Le genre d’adresse qui fait du bien de temps en temps.

• TULUM, le spot bohème chic de la péninsule

Nous arrivons à Tulum en fin d’après midi. On repère les lieux et on remarque qu’il y a 3 zones bien distinctes: le fameux site archéologique, la ville et la plage. La ville n’est pas très charmante en soi, mais c’est là où vous pourrez manger et boire un verre pour moins cher. Le coté plage est devenu très cher avec toujours plus d’hôtels ultra tendance, restaurants et café vegan, yoga etc. Les bobos éco chics de Los Angeles et New York ont remplacé les hippies! Vous pouvez vous balader à pied sur la plage qui est en libre accès, mais chaque hôtel y a installé des transats sur le sable. Cela ressemble à une géante plage privée…

L’ambiance à Tulum est très différente de Playa del Carmen, et ici aussi, on aime ou on n’aime pas! Quand on arrive de Paris, c’est appréciable car il y a la belle plage, le soleil, les gens circulent à vélo, c’est tranquille et on y trouve plein de coins à la mode. Les prix peuvent devenir plutôt délirants dans certaines adresses. On recommande donc de commencer par ce coté, et de continuer ensuite sur un Mexique plus authentique, plus abordable aussi. Si on garde Tulum pour la fin, on peut être choqué des tarifs!!

• RUINES DE TULUM, l’incontournable site Maya

On part visiter le site archéologique de Tulum, selon nous l’endroit le plus paradisiaque pour construire un temple! La vue est à couper le souffle. La mer est d’une couleur verte menthe à l’eau, grandiose. Le site est plus grand que ce que nous pensions.Il faut bien prévoir 2h minimum si l’on veut lire les infos, prendre des photos, et se baigner!

INFOS PRATIQUES POUR VISITER TULUM

ENTREE CLASSIQUE 64 pesos (soit 3.5€)

ENTREE HORAIRES SPECIAUX (pour éviter la foule et shooter au lever ou coucher de soleil) 6h30-8h / 16h30-18h30 : 214 pesos (env. 11€)

(mieux vaut le savoir pour éviter les embrouilles avec les gardiens qui vous virent à 17h lorsque la lumière est chouette… nous avions acheté nos tickets à la première caisse là où il y a les boutiques et cafés vers le parking, ce ne sont pas les caisses officielles… Personne ne nous avait mentionné ça et ce fut la mauvaise surprise. Acheter aux caisses officielles, à 10min de marche des boutiques à touristes, à l’entrée des ruines pas besoin de prendre la navette, c’est assez rapide.

EXCURSION TOUT COMPRIS: Vous pouvez aussi réserver en ligne des excursions complètes au départ de votre hôtel à Cancun ou Playa del Carmen, comme par exemple:

Visite des Ruines de Tulum + excursion au parc aventure Tankah

Trip in Morroco

  • NOTRE VOYAGE:   6 jours / 5 nuits : du 28 octobre au 2 novembre 2018
  • OÙ ? Fès, Meknès et Ifrane (à 500km au Nord Est de Marrakech)
  • QUAND Y ALLER ? Climat agréable toute l’année, destination soleil (et neige à Ifrane en hiver)
  • LOCATION DE VOITURE SUR PLACE : comparer les offres de location et réserver au meilleur prix 
  • COMMENT Y ALLER ? Vols directs et low cost depuis de nombreuses villes de provinces (Lyon, Bordeaux, Nimes etc //  -3h de vol )
  • TAXI : c’est bien organisé, des petits taxi rouge pour les trajets à Fès autour de la médina et d’autres pour les plus grands trajets et déplacement vers la ville nouvelle. On est au Maroc, pensez à négocier et vous mettre d’accord sur le prix de la course avant de monter!!
  • VISA : pas besoin pour les ressortissants français, mais armez vous de patience, cela peut être long à l’arrivée au Maroc pour passer les guichets de l’immigration (on a bien attendu 1h30..)
  • MONNAIE Dirham marocain (MAD) taux de change facile (approx): 1€ = 10MAD (en 2018)
  • MODE DE PAIEMENT  : les Marocains aiment qu’on paie en cash (en prévoir pour les pourboires, les taxis, les petits shop dans le souk), mais les CB sont acceptées partout ou presque et les distributeurs sont à chaque coin de rue, donc pas d’inquiétude.Attention aux commissions que vous paierez à votre banque pour chaque retrait, sauf si vous avez une carte Revolut comme nous (retrait gratuit de 200€/mois et paiement sans commissions au restos, hôtels etc).
  • ELECTRICITE : même prise que chez nous, easy 🙂
  • TEL/INTERNET : pas inclus dans nos forfait Free et Red SFR, on a utilisé le wifi dans nos hôtels, pour un long séjour, pensez à acheter une carte sim.
  • POURQUOI Y ALLER ? Destination soleil en hiver, un dépaysement garanti, peu d’heures de vol, bon marché, des couleurs, une ambiance, un patrimoine historique fou, pour manger des tajines de poulet délicieuses, des pastillas, boire du thé à la menthe!

1. FÈS, le joyau historique & culturel du Maroc

Comptant parmi les plus grandes villes du pays, c’est dans sa médina (vielle ville) aux 350 minarets que nous avons pris plaisir à flâner et nous perdre. Car oui, c’est selon nous comme ça qu’il faut visiter Fès, ce véritable labyrinthe aux quelques 9000 rues et ruelles étroites ! En rentrant par la sublime Bab Bouj Loub (porte bleue), un monument tout de mosaïques bleue, nous descendons une des artères principales de la médina, guidés tantôt par les échoppes de nourriture, l’odeur des épices, du musc et de la fleur d’oranger, tantôt par le bruit des artisans travaillant le bois, le bronze ou la céramique. On traverse les souks organisés par corps de métiers (ébénistes, orfèvres, forgerons, potiers etc) . C’est une surprise à chaque virage jusqu’à rejoindre Bab Rcif, porte à l’autre extrémité en contre bas.

Le temps semble s’être totalement arrêté par ici. La vieille ville grouille de vie mais nous semble pourtant bien plus calme et agréable à visiter que Marrakech. Notre regard est fasciné par la moindre porte sculptée, parvis en zellij (mosaïque) ou encore fontaines traditionnelles. Un paradis pour Max qui ne peut s’empêcher de photographier chacun de ses recoins.

Plus de dix siècles d’histoire se lisent entre ses murs, classés à l’UNESCO depuis 1981. Considérée comme une des villes historiques la mieux préservée du monde arabo-musulman, Fès est une perle, une destination qui était autrefois très prisée des savants, philosophes et autres hommes de sciences.

2. MEKNÈS, une médina lumineuse & colorée

A moins d’une heure de Fès en voiture (ou 30 minutes en train), il serait dommage de rater Meknès, autre bijou culturel marocain. Avec Hassan, notre guide (Contact: +212 676 039 671), nous arpentons à pied l’enceinte de la vielle ville. Si notre visite est bien trop rapide (demi-journée), on retient les couleurs de chaque mur, les ambiances à chaque coin de rue, le toit en cèdre du cœur de la médina, les odeurs d’olives fraiches du marché. Ville d’élevage et de culture, on apprend que Meknès produit en effet une huile d’olive réputée au Maroc.

Les artisans s’affairent de partout comme à Fès, mais ici les spécialités sont la broderie, la sculpture du bois de cèdre et le damasquinage. On avait jamais entendu parler du dernier qui est une technique médiévale de décoration consistant à incruster un fil d’argent sur du métal (fer, acier ou bronze). Seules 3 villes le pratiquent : Tolède en Espagne, Damas en Egypte d’où son nom et enfin Meknès ici au Maroc. Il faut de la patience !

3. IFRANE, la Suisse marocaine ou le Maroc inattendu !

Quand on pense au Maroc, on ne pense clairement pas en premier à ses montagnes (à tort car l’Atlas doit être magnifique pour les treks) et encore moins à y trouver une ville aux airs de Suisse alpine ! Ifrane, vous en avez déjà entendu parler ? Nous jamais avant ce voyage et c’était plutôt insolite en effet !

À 1h en voiture de la ville de Fès, nichée dans le Moyen Atlas, à 1700m d’altitude, Ifrane surprend par son architecture européenne avec ses maisons aux toits rouges, ses parcs luxuriants et sa neige ! Le contraste est totalement improbable avec le climat chaud et sec des alentours ! On se demande vraiment où on arrive, on croit avoir changé radicalement de pays. En creusant un peu l’histoire de cette ville, on comprend mieux !

Durant le protectorat français, Ifrane a été construite par les Français dans les années 1930 pour leur administration. L’intérêt du coin ? Pouvoir profiter du climat frais en été lorsque Fès et Meknès souffrent d’une chaleur étouffante. En hiver, les températures descendant souvent en dessous de 0°C , on peut y faire du ski. Ifrane a donc été pensée comme une station de montagne où les familles coloniales venaient en vacances en toute saison. Depuis l’indépendance du pays, une mosquée y a été construite et c’est désormais les familles marocaines aisées qui profitent de ce terrain de jeux, l’été comme hiver à l’européenne ! Un lieu vraiment inattendu !

Nous avons ainsi vu une facette pour nous totalement insolite du Maroc. Tout début novembre, la neige était déjà tombée, mais la pluie avait pris ensuite le dessus (dommage !). A Azrou, à quelques km d’Ifrane, nous nous sommes plongés dans une forêt de cèdres, dont le plus célèbre est le cèdre Goureau (des panneaux routiers l’indiquent). Il est gigantesque ! À son pied, on y a rencontré des singes sauvages, les singes magot (appelé aussi macaque de Barbarie). Avec leur fourrure, ils ne craignent pas le froid. Ces animaux sont passionnants à regarder mais on veille car leur comportement est parfois surprenant ! Les mâles font en fait un peu peur ! Un s’est brusquement mit à hurler et à secouer violemment un arbre ! Quand on pense que tout le monde les nourri de cacahuètes, on se dit que ce n’est pas la meilleure des idées… Ces singes se débrouillent très bien tout seuls et les gens s’en approchent beaucoup trop près. Un chouette moment dans tous les cas, ils sont magnifiques et encore une fois, on ne pensait pas trouver des singes par ici et encore moins dans la neige !!

A la découverte du Kerala

  • NOTRE VOYAGE:   10 jours sur place : mi novembre 2018
  • OÙ ? Inde du Sud
  • QUAND Y ALLER ?  De mi novembre à mars grosso modo. Eviter absolument la période de la mousson (juin à septembre).
  • COMBIEN DE TEMPS Y ALLER ?  7 jours minimum pour un tour intéressant, où il faudra tout de même faire des choix. Par exemple, nous avons occulté le coté balnéaire du Kerala (pas visité les plages de Varkala, etc)
  • COMMENT Y ALLER ? Pas de vol direct depuis Paris, mais plusieurs compagnies desservent l’aéroport de Cochin (Kochi) comme Oman Air avec vols via Mascate depuis Paris.
  • DÉCALAGE HORAIRE: +3h30 en horaire été, +4h30 en horaire hiver
  • BUDGET: l’Inde reste une destination très accessible même si le Kerala est un peu plus coûteux que le Rajasthan de manière générale. De plus, le taux de change est moins favorable qu’en 2016 et le pays souffre de pas mal de taxes! 28% sur les hébergements de luxe, 18% sur les autres, ça gonfle la note. On vous parle plus en détail du budget de notre circuit Kerala toute à la fin de cet article. Si vous aimez les hôtels qui ont du style, ne manquez pas notre sélection sur le site myboutiquehotel.com
  • MONNAIE: Roupies indienne (INR) 1€ = 82 INR (en novembre 2018). Attention aux commissions que vous paierez à votre banque pour chaque retrait, sauf si vous avez par exemple une carte Revolut comme nous (retrait sans frais pour 200€/mois).
  • VISA: Obligatoire pour les ressortissants français. Plus besoin d’aller à l’ambassade pour un simple séjour de quelques jours touristiques, il y a l‘e-visa, 80 USD (soit environ 70€). La procédure se fait en ligne via ce site en anglais, cela peut paraitre un peu fastidieux. Votre e-Visa touristique sera valable 60 jours à partir de votre jour d’arrivée en Inde. Une fois le paiement fait en ligne, vous recevez la confirmation sous 72h par email. Imprimez votre autorisation pour la présenter aux officiers de l’immigration le jour de votre arrivée. Votre passeport doit avoir encore un minimum de 6 mois de validité.

Si vous ne vous sentez pas de faire les démarches seuls (en anglais, pas le temps, peur des erreurs en remplissant votre formulaire sur le site indien officiel, sachez que vous pouvez faire votre demande de visa pour l’Inde avec VisaMundi.Ils proposent un service client en français afin d’accompagner les futurs voyageurs en Inde dans leurs demandes de visa. Ils vous garantissent un délais de traitement court. Tout est expliqué sur leur site en toute transparence. Vous paierez un peu plus cher que le tarif officiel de l’ambassade de l’Inde, mais vous aurez l’esprit tranquille si la démarche vous fait peur.

  • VACCINS: pas d’obligatoire mais en fonction de vos plans de voyages, on vous recommande l’hépatite A.
  • TEL/INTERNET: l’idéal est d’acheter une carte SIM avec de la data internet , elles sont en vente un peu partout. Le problème, c’est qu’il faut une adresse fixe en Inde ça peut être un peu compliqué, on avait testé ça au Rajasthan… Ce qui est top avec Eléonore de Carnet de Voyages c’est que la Sim est inclus dans son package de bienvenue, très pratique !
  • COURANT: on trouve souvent des prises compatibles, on a pas eu besoin d’adaptateur.
  • SÉCURITÉ: le Kerala est un Etat communiste très tranquille du Sud de l’Inde. Les gens y sont très gentils.
  • POURQUOI Y ALLER ? Rien à voir avec le Rajasthan, le Kerala c’est le charme tropical, on y va pour sa nature luxuriante, ses cocotiers et rizières à perte de vue. Il est possible de faire un circuit entre plages, épices, jungle et plantations de thé, cascades. C’est aussi le berceau de l’ayurveda, la médecine alternative et traditionnelle indienne! Ideal pour y faire une cure ayurvedique! Une destination vacances et bien être enchanteresse, tout en conservant le caractère unique de l’Inde.

UNE ISLAND RETREAT DE RÊVE DANS LES BACKWATERS 

Le Kerala est une région avec un écosystème complexe et unique, les backwaters. Niché entre la montagnes d’un coté (Western Ghats) et l’océan Indien de l’autre, le Kerala compte 44 rivières qui se déversent dans des lacs, dont le plus grand (et le plus long du pays) le lac Vembanad (2000km2). De ces lacs, avec les courants marins et des rivières, des centaines de canaux se sont formés, c’est ce qu’on appelle les backwaters. Cette eau finit par rejoindre la mer à la hauteur de Cochin. C’est donc un mélange d’eau salée et d’eau douce. Pendant et suivant la mousson, des nénuphars couvrent les canaux. Puis lorsque l’eau douce se fait plus rare et que le sel reprend le dessus ces plantes aquatiques disparaissent.

Si Alleypey est considérée comme la Venise d’Inde pour ses canaux et fameuses croisières en houseboat, nous voulions trouver un coin plus authentique, tranquille et hors des sentiers battus pour profiter de ce sublime environnement. En nous proposant de séjourner à Kayal, une jolie « retreat » de 4 chambres seulement sur la petite ile de Kakkathuruthu (« l’ile aux corbeaux »), Eleonore a visé juste ! Kayal, est un beau projet imaginé par Maneesha, une jeune entrepreneuse indienne. Il est devenu réalité il y a 4 ans.  Son idée ? Partager de manière authentique et responsable, la culture kéralaise. dans un petit coin de paradis designé pour la détente et la relaxation.

A Kayal, on y arrive en pirogue et il suffit d’y poser les pieds pour s’y sentir apaisé. Comptant à peine 300 familles, l’ile ne connait pas le bruit intempestif des voitures et des moteurs en général. On y vit paisiblement à l’ancienne au rythme du soleil et de la pêche. Les enfants prennent la barque pour aller à l’école sur la berge d’en face. Les pêcheurs voguent sur les canaux à la quête d’une bonne trouvaille. On rencontre brièvement un homme de 62 ans qui tous les jours grimpe à la cime des cocotiers pour en extraire la sève, avec laquelle il élabore une boisson alcoolisée. C’est bluffant !

THEKKADY & PARC NATIONAL ET RESERVE NATURELLE DE TIGRE DE PERIYAR

Fini les backwaters, on prend maintenant la route pour les hauteurs, direction Thekkady, là où se trouve la réserve naturelle de Periyar. La route est tortueuse, ça grimpe, les montagnes se dessinent et de géantes cascades apparaissent dans les gorges. Changement d’ambiance mais la « luxuriance « est toujours là ! Au détour d’un parking au bord d’une cascade dans laquelle des locaux se rafraîchissent, on croise nos premiers singes en Inde du Sud. On sent les degrés s’envoler peu à peu qu’on prend de la hauteur. Après bien 4h30 de route depuis Alleypey, on est heureux d’arriver dans notre tree house au coeur de la forêt tropicale au Niraamaya Cardamon Thekkady Club. Le bois exotique, la salle de bain avec vue sur la foret tropicale, la jolie piscine entourée de végétation, on est bien !

Après une douce nuit dans notre cabane sur-élevée, on se réveille aux aurores pour partir marcher dans la réserve de Periyar aux cotés des rangers du parc. Rdv à 7h dans leur cahutte et enfilage de guêtres, on ne sera pas très stylés pour cette randonnée mais sangsues obligent, on s’équipe ! On nous distribue aussi un sac à dos avec un petit déjeuner à emporter, comprenez ici des bananes, pommes et une sorte de chapatis avec du lait fermenté, on n’est pas très sûr mais ce n’est pas vraiment ce qui nous fait rêver le matin, nous Français! On apprécie en tout cas l’attention.

Une fois tout le petit groupe prêt, on part à pied pour une balade d’une dizaine de km AR à travers la réserve entrecoupée d’une sortie en radeau de bambou sur le lac de Periyar. Des tigres, il y en aurait encore une quarantaine à Periyar, mais Eleonore nous avait bien dit de ne pas nous faire d’illusion. Le territoire est vaste et les chances d’en voir sont très infimes. Le décor est chouette, en pleine jungle mais on reste sur notre faim avec cette demi journée d’excursion. Il faut dire que nos accompagnants ne sont pas très bavards et on n’apprendra pas grand chose sur le coin. Nous verrons au final que quelques oiseaux et plusieurs écureuils géants d’Inde, trop mignons eux!

MUNNAR & LES PLANTATIONS DE THÉ

Munnar serait à elle seule une raison de visiter le Kerala ! Si la route pour y arriver est loin d’être facile, les paysages à travers la fenêtre deviennent de plus en plus spectaculaires. De cascades en forêt, les premières plantations de thé en terrasse apparaissent. Le vert y est étincelant, c’est de toute beauté. Les épingles qui s’enchainent sur une route cabossée, de plus en plus étroite et à flanc de montagne ne nous rassurent pas spécialement et ce sera le soulagement d’arriver à notre « home stay ». Pour ces deux nuits, Eleonore nous a recommandé Mistletoe chez Joe et sa petite famille. Une adresse parfaite pour découvrir Munnar et ses environs. Loin d’un hôtel impersonnel, on expérimente l’hospitalité d’une famille kéralaise, le tout dans un confort simple où il ne manque rien, même pas la vue sur les montagnes depuis le balcon de notre chambre !

Ici on peut se reposer, lire, parler yoga, rencontrer d’autres visiteurs autant Indiens qu’internationaux.

L’ambiance est conviviale et chacun fera selon son envie. On a apprécié de pouvoir passer un moment privilégié avec Joe et sa mère dans la cuisine pour découvrir des recettes traditionnelles de famille et se régaler ! Dahl, poulet au curry, haricots géants au coco. La manière de cuisiner est tellement différente de la nôtre, les épices fusent ! On râpe le coco, coupe les haricots, les échalotes. Tout est frais et du jardin. Il faut dire qu’à Munnar, tout pousse. Le climat est tempéré (ce qui est bien agréable avec une moyenne de 18-22 degrés), il pleut beaucoup et le soleil est généreux.

Résultat, une forêt impressionnante, dense, luxuriante avec des arbres géants, des palmes de bananiers à foison, des fleurs tropicales, des épices comme la cardamone, le poivre, le café, le cacao et beaucoup d’autres ! C’est vraiment sublime.